Nouveau Roland-Garros : où en est-on ?

Après cinq années de procédures et de concertations, le projet du Nouveau Roland-Garros, dont la nécessité a récemment été réaffirmée par le Gouvernement, entrera prochainement, avec l’obtention des permis de construire, dans sa phase opérationnelle. Le point sur ce dossier.
Une concertation saluée comme exemplaire par l’enquête publique :
Depuis 2011 et le choix de maintenir le stade sur son site historique de la porte d’Auteuil, trois séquences de concertation avec le public ont été organisées, conformément aux règles de démocratie participative applicables aux grands projets :
• une première concertation menée par la Ville de Paris, préalablement à l’enquête publique dans le cadre de la procédure de révision simplifiée du PLU (de juin 2011 à février 2012) ;
• une deuxième séquence organisée par la FFT sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public, avec une dizaine de réunions publiques et visites du site (d’octobre 2011 à janvier 2012) ;
• une enquête publique sur le projet lui-même, prolongée par le commissaire-enquêteur pour permettre une réunion publique supplémentaire (juin-juillet 2014).
Le rapport d’enquête publique a salué en novembre 2014 ce travail de concertation, qui a donné lieu à divers aménagements pour répondre aux critiques formulées par les associations de riverains et de défense du patrimoine, soulignant la qualité du projet et ouvrant ainsi la voie à la délivrance des permis de construire déposés en 2013.
 
Le projet alternatif de couvrir l’A13 a été expertisé et écarté à plusieurs reprises
Dès l’origine du projet, la couverture de l’A13 fut l’une des hypothèses identifiées par la FFT. Cette possibilité fut étudiée, puis écartée pour des raisons administratives, juridiques et techniques mais aussi financières, le coût de plusieurs centaines de millions d’euros que cela représentait ne pouvant être assumé par la FFT, qui finance quasiment seule son projet. En 2012, des associations imaginèrent une nouvelle option de la couverture de l’A13, de taille nettement inférieure. À la demande de la Ville de Paris, la FFT commanda une étude indépendante de cette option, avec un volet technico-financier et un volet juridique. Étude qui confirma l’impasse financière, les difficultés administratives et juridiques et l’inadéquation de cette option aux contraintes fonctionnelles du tournoi. En 2014, l’enquête publique mobilisa cette fois les experts de la Direction des routes Ile-de-France pour examiner à nouveau cette alternative. Leur avis très réservé, notamment pour des raisons de sécurité des biens et des personnes, conduisit le rapport d’enquête publique à considérer cette option comme inappropriée.
Enfin, intervenant après l’enquête publique et hors du processus d’instruction des permis de construire, le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD) rédigea au mois de janvier 2015 un nouveau rapport démontrant que cette option serait préjudiciable sur les plans environnemental et paysager, tout en concluant qu’elle serait « techniquement réalisable  ». C’est sur cette base que le Gouvernement et le Conseil de Paris, soucieux de répondre à toutes les inquiétudes, ont diligenté une nouvelle étude de cette option.
 
Un projet d’intérêt général dont le lancement devient urgent
Longuement discuté et mûri, le projet du Nouveau Roland-Garros, dans un contexte de concurrence accrue avec les autres tournois du Grand Chelem, est vital pour l’avenir du tournoi et donc pour le développement du tennis en France et le rayonnement du sport français dans le monde. Au-delà des enjeux sportifs et économiques, sa réalisation servira l’intérêt général local : avec la création de nouvelles serres d’un grand intérêt architectural pour abriter les collections botaniques de la Ville de Paris, la création d’un hectare d’espaces verts ouvert à tous, la plantation de nombreux arbres, il profitera au sport bien sûr, mais aussi à l’environnement, au patrimoine et aux Parisiens.
Le respect du calendrier et la délivrance rapide des permis de construire sont maintenant vitaux : la tenue du tournoi chaque année oblige à organiser le chantier par phases. Ainsi, il est nécessaire de commencer les travaux de la première phase en septembre 2015 pour les interrompre en avril 2016 et ainsi permettre l’organisation du tournoi 2016 ; de même en 2017 et les années suivantes. À cette seule condition, le Nouveau Roland-Garros pourra enfin accueillir les amateurs de tennis et les caméras du monde entier en mai 2019.   
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